Voici un film qui, pour moi, reste un des plus beaux exemples du coming of age. Dans ce genre que j’adore, Lady Bird se distingue par sa justesse et sa tendresse. Greta Gerwig dirige avec une sensibilité rare, portée par une Saoirse Ronan lumineuse et un casting d’une grande sincérité.
Ce qui me touche, c’est la simplicité du cadre : Sacramento, une ville sans éclat particulier. Et pourtant, c’est ce décor ordinaire qui permet d’éclairer les dilemmes, les insécurités et les désirs de différence propres à l’adolescence. Le film capte cette quête d’identité, ce besoin d’être aimé et reconnu, mais aussi la frustration de se sentir coincé au bout du monde, dépendant des autres et insatisfait même quand tout semble s’arranger.
Un portrait à la fois drôle et poignant, qui traduit avec délicatesse l’intangible de l’adolescence. Petite info : Gerwig s’est inspirée de sa propre jeunesse à Sacramento, ce qui rend le film encore plus authentique.